
Prendre en soin
Le grincement des cimes, l’odeur chaude de la terre en été, le contact doux de la mousse, la cueillette des myrtilles et les empreintes des bottes dans la gadoue… De mon enfance à l’âge adulte, j’ai vécu à côté du Bois de Chêneux à Amay. C’était mon terrain de jeu, de promenade. C’était mon havre de discussions, de découvertes et d’aventures.

En 2003, à la suite de l’obtention de mon Master en Sciences Psychologiques à l’Université de Liège, spécialisé en approche cognitivo-comportementale, j’ai commencé à travailler dans l’Aide à la Jeunesse. J’y suis resté 15 ans. J’y ai appris toute l’importance de la qualité des contacts avec les enfants, les adolescents, les familles,.. Tout en restant dans un cadre défini, je me suis rendu compte que cela pouvait être dans l’informel, en étant côte à côte plutôt que face à face, au cours d’une balade, d’un déplacement, des tâches de la vie quotidienne que la parole pouvait avoir plus de facilité à se libérer.

C’est alors que, suite à une discussion avec un collègue thérapeute, j’ai appris qu’il existait une autre méthode de consultation, une méthode qui permettait d’associer l’environnement et le soin psychologique : la Walking therapy. Cette technique permettait d’utiliser le cœur des acquis de la thérapie cognitivo-comportementale et de les transposer dans le cadre naturel, dans les bois, les champs, les parcs, dans le désert… en marchant.
Intérieur
Se rencontrer en cabinet reste d’une importance capitale pour pouvoir travailler en profondeur et préparer le terrain. Il est important de pouvoir se sentir prêt.e avant de sortir et mettre en action un travail psychologique à l’extérieur. Et cela n’est pas non plus une obligation ou un devoir ! La thérapie peut aussi se faire en cabinet en adaptant les outils à vos besoins.
Extérieur
Comme l’exprime John Muir : « Dans chaque promenade avec la nature, on reçoit bien plus qu’on ne cherche. » A partir d’une question avec laquelle vous viendrez en consultation, nous allons cheminer dans l’environnement extraordinaire du Bois des Rêves à Céroux-Mousty. Nous nous arrêterons sur des éléments naturels qui nous guideront dans nos réflexions. Ainsi, une racine, un arbre mort, deux branches qui se croisent sont autant d’invitations à l’introspection, à la compréhension, à la remise en question mais aussi à la mise en sens de notre vécu.

« La nature ne ment jamais ; elle est un refuge pour les âmes fatiguées par l’artifice. »
Jean-Jacques Rousseau